| Résumé : |
En début d’année 1779, Lamarck, publie une Flore françoise dans laquelle il démontre l’incompatibilité totale entre l’acte de classification suivant une méthode naturelle, qui vise à regrouper les plantes suivant leurs affinités, et l’acte d’identification et de dénomination des végétaux. Le système proposé par Lamarck a pour objet unique de faire connaitre le nom des plantes observées. La première flore moderne avec une clé dichotomique voit le jour.
Notablement enrichi par le succès de sa Flore françoise, il organise à ses frais la même année une expédition de recherches botaniques en Auvergne en compagnie de Thouin, jardinier en chef du Jardin du roi, et d’autres botanistes. Avec la région méditerranéenne et la région lyonnaise, les montagnes d’Auvergne ont toujours été un haut lieu d’herborisation en France au XVIIème et XVIIIème siècles. Fagon, Tournefort, Malesherbes, Le Monnier, Commerson, Aublet, de Saussure ont herborisé sur les pentes des volcans auvergnats.
L’étude de l’herbier de Lamarck, conservé au Museum national d’Histoire naturelle, permet de reconstituer cette expédition, probablement en juin/juillet 1779, qui conduit les botanistes du Bourbonnais à Clermont-Ferrand, du Puy de Dôme au Mont-Dore, puis à Murat, Thiézac et au Plomb du Cantal. Elle permet également d’établir un bilan des récoltes, d’en caractériser les choix et les familles absentes, d’identifier les taxons remarquables rencontrés par les botanistes et les difficultés d’identification, au regard des outils à la disposition de Lamarck et de ses collègues. |