
| Titre : |
Suivi de la dynamique végétale de landes à restaurer de l'écocomplexe tourbeux de Gourgon (Loire) |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Nicolas GUILLERME N., Auteur ; Conservatoire botanique national du Massif central (1997-; Massif central, Chavaniac-Lafayette) , Partenaire technique ; Département de la Loire, Partenaire financier |
| Editeur : |
Chavaniac-Lafayette : Conservatoire botanique national du Massif central |
| Année de publication : |
2015 |
| Collection : |
Conserver |
| Importance : |
25 p. |
| ISBN/ISSN/EAN : |
201552 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
CONSERVATION ECOCOMPLEXE TOURBEUX DE GOURGON LOIRE
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| Mots-clés : |
Coupe rase, suivi, pâturage, lande, pelouse |
| Index. décimale : |
Rapports d'étude CBNMC Rap CBN |
| Résumé : |
L’écocomplexe tourbeux de Gourgon, situé sur le versant oriental du Forez à plus de 1350 m d’altitude, a fait l’objet au milieu des années 1970 d’un reboisement artificiel en épicéas communs dans ses parties les moins humides. Fin 2000, le Conseil Départemental de la Loire a acquis d’une grande partie du site dans le cadre de ces Espaces naturels sensibles (ENS). Dans le but de restaurer les landes sèches relictes, le Conseil Départemental a fait procéder à des opérations de coupes sylvicoles aboutissant à l’abattage intégral des épicéas. Les espaces ainsi ouverts ont été mis progressivement en pâturage.
Le Conservatoire botanique national du Massif central est en charge du suivi de la végétation dans le but de tester l’impact des coupes sylvicoles suivies d’une remise en pâturage. Les dispositifs de suivis choisis correspondent à 7 placettes permanentes. La lecture des dispositifs s’est réalisée régulièrement entre 2003 et 2015 par des relevés phytosociologiques suivant la méthode sigmatiste.
Suite aux travaux de déboisements, la cicatrisation du tapis végétal a été complète à presque complète sur l’ensemble des placettes mais la durée pour y parvenir a été variable, entre 8 et 9 ans pour les plus lentes et en 3 ans pour les plus rapides. La diversité spécifique est rapidement apparue dans certaines placettes (au bout de 3 ans), contrairement à d’autres placettes qui ont vues le nombre d’espèces progressé beaucoup plus lentement sans atteindre la valeur de la placette
témoin.
Enfin, la dynamique de la végétation après la coupe rase, s’est traduite par une phase transitoire à espèces de trouées forestières (Epilobium angustifolium, Senecio sylvaticus, etc.) favorisées par la minéralisation post-coupe des arbres, puis par l’installation d’une pelouse pionnière à Galium saxatile. En revanche, l’évolution du stade de colonisation a été différente entre les placettes ; certaines ont vu une structuration de la lande s’installée en 3 à 4 ans ; d’autres non ; certaines présenter des structures plus herbeuses. Les végétations correspondent à des pelouses acidiphiles de type nardaies relevant du Galio saxatilis-Festucion filiformis B.Foucault 1994 montagnard, propre au susbtrats granitiques du Haut-Forez. Même si la végétation n’est pas complètement structurée exception faite du relevé 7, on peut les rattacher à l’association du Luzulo multiflorae-Nardetum strictae Thébaud 2006.
La principale conclusion est que le retour à des milieux ouverts de type « pelouse » ou « lande » après une coupe rase de plantations de résineux denses est possible. Elle demande du temps mais ce processus peut-être accéléré. Ainsi, il est préférable d’éliminer les rémanents par un export tout en sachant que cela ne garantit pas systématiquement une cicatrisation rapide. Le stockage des rémanents sur le site sous forme d’andains ou de broyats ralentit fortement le redémarrage de la végétation. Un léger décompactage superficiel du sol est favorable à un redémarrage rapide de la végétation et diversifie son cortège floristique. La mise en place d’un pâturage est possible mais ne doit intervenir trop tôt (avant 5 ans) notamment quand la végétation met du temps à s’installer. Ce pâturage doit être extensif mais pas trop si l’on souhaite maintenir un stade de pelouse landeuse tout en évitant une évolution vers des stades trop fermés. Enfin, il tend à limiter la progression de la lande et peut même dans certains cas faire régresser la lande au profit des formations herbeuses. |
| Saisie BD Flore : |
Relevés de terrain saisis |
| Citation bibliographique : |
GUILLERME N., 2015. - Suivi de la dynamique végétale de landes à restaurer de l'écocomplexe tourbeux de Gourgon (Loire). Conservatoire botanique national du Massif central / Département de la Loire, 25 p. |
| Permalink : |
https://portail-documentaire.cbnmc.fr/index.php?lvl=notice_display&id=27453 |
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