| Résumé : |
la suite de nos deux derniers articles sur les fétuques (Boeuf, Hardion et al., 2022 ; Boeuf & Portal, 2023) il était question d’examiner la problématique de Festuca guestfalica auct. L’analyse généalogique de ce nom, décrit à l’origine par Reichenbach (1832), typifié par Wilkinson & Stace (1987), circonscrit aux calcaires du dévonien en Westphalie (Gregor et al., 2023), repris sous F. ovina subsp. guestfalica par Kerguélen & Plonka (1989) et Portal (1999) sous forme d’un nom mésappliqué, nous conduit à définir F. medioeuropaea sp. nov. comme substitut à F. guestfalica subsp. kerguelenii Boeuf & Portal, nom qui est apparu invalide. En effet, comme nous l’avons publié en 2023, l’holotype résulte d’une confusion avec F. bastardii Kerguélen & Plonka. Par ailleurs comme il est considéré que F. ovina s.s. ne regroupe que des taxons ou infrataxons diploïdes (voire autotétraploïdes), il est donc inadéquat de subordonner F. guestfalica à F. ovina. Si bien que l’analyse morphoanatomobiométrique,
écologique et chorologique du complexe permet de retenir sept taxons :
- F. guestfalica Rchb., F. bigoudenensis (Kerguélen) stat. nov.,
- F. medioeuropaea Boeuf & Portal sp. nov.,
- F. aquisgranensis Patzke & G.K.Br.,
- F. hirtula Kerguélen,
- F. kerneri J. Vetter et F. discolor Boeuf & Holveck nom. ined. Il est attendu que de nouvelles analyses génétiques, connues sous le nom de « Baits Expert Angiospermes353 » confirment cette proposition. |